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Les couleurs de l’eau : glas

Le 2 janvier c’est la pleine lune. Ce sera la première pleine lune des jours qui s’allongent. Ce sera le jour idéal pour recharger cristaux et autres roches à la lumière de la lune.

Comme à chaque pleine lune les kelpies et autres esprits-chevaux seront blancs presque argentés. Comme à chaque pleine lune et à chaque nouvelle lune les marées seront basses (c’est aux demi-lunes que les marées sont les plus hautes).

Comme à chaque pleine lune l’eau reflètera la lumière de la lune et des étoiles et scintillera de nuit d’une légère lueur blanche argentée s’il n’y a pas de nuages.

L’eau à travers le monde peut prendre des couleurs variées, passant par transparent, toutes les nuances de bleu et de vert, rouge ou jaune pour ses couleurs les plus courantes.

En faisant une recherche sur la distinction du bleu et du vert selon les couleurs j’ai découvert que dans les régions sombres c’est plutôt le bleu et le gris, le bleu et le noir ou le bleu, le violet et le noir qui portent le même nom alors que dans les régions plus ensoleillées ça peut parfois être le jaune, le vert et le bleu qui portent le même nom. Quelques fois c’est aussi le rouge et le rose dans certaines régions.

Les civilisations de la mer (des îles ou des presque-îles) vont souvent employer le même mot pour désigner toutes les nuances de bleu et de vert que peut prendre la mer, comme on a le mot glas en Bretagne et au Pays de Galles et en ancien Irlandais (en écossais c’est gorm qui recouvre bleu et une partie des nuances de vert) ou le mot 青 (aoi en japonais, qing en chinois, xanh en vietnamien), mais aussi azegzaw dans le dialecte amazigh Shelha, wadjet (nom de la déesse cobra de Basse Égypte et de l’œil d’Horus) en égyptien, le latin cæruleus, les mot Iraniens d’Ossétie цъæх (tsəh), Pashto shin, le mot turque kök dans certains dialectes et en poésie, les mots coréens 푸르다 (pureu-da) et (cheong) ce dernier venant du chinois qing, le mot tibétain སྔོན་པོ། (wylie sngon po), dans les langues bantoues en zoulou et xhosa le terme est -luhlaza (avec un préfixe qui change selon la classe du mot), en tswana c’est le mot tala, en himba c’est buru, chez les sioux Lakota le terme est tȟó, chez les choctaw okchuko et okchumali sont parfois traduits indifféremments comme bleu et vert, dans le langage Maya Yukatek le mot est yax, dans les langages tupiens le mot est en tupy oby et en Guarani hovy, dans la langue yebamasa de la région du Rio Piraparana ce mot est sumese.

En découvrant le mot nila signifiant bleu dans plusieurs langues indo-aryennes (hindi, uru) et nili en perse je me suis posé la question de si ce mot ne serait pas lié à la divinité Égyptienne Nil (qui au passage est une divinité non-binaire, c’est à dire n’est ni un homme ni une femme) et au fleuve Nil en Égypte.

En effet dans de nombreuses langues le bleu-vert (je ne parle pas du glauque ou du turquoise qui sont des couleurs intermédiaires entre bleu et vert, mais du nom de couleur désignant à la fois bleu et vert, le wadjet) est une couleur magique et mystique associée aux divinités même lorsque la langue possède également un autre mot pour vert.

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